« Il reste énormément de choses à faire pour faire avancer le pays » réécoutez Édouard Philippe sur RTL Matin le 25 juin 2025


 

 

Sur les retraites :

Selon Édouard Philippe, la France aurait dû traiter la question des retraites bien avant 2017. Il regrette que le conclave ait eu pour objectif de rendre acceptable une réforme déjà votée qui, elle-même, ne réglait pas la totalité du problème.

Sur cette question, Édouard Philippe considère qu’on n’arrivera à rien si on se raconte encore des histoires. Imaginer qu’on puisse conserver le même niveau de prospérité en travaillant moins que nos voisins proches, c’est se raconter des histoires. Le dire n’est pas forcément agréable, mais c’est vrai !

Le système des retraites est dépendant de la démographie, une science qui permet de voir loin. On sait depuis longtemps qu’il y a une augmentation du nombre de pensionnés et une diminution du nombre d’actifs. Ce constat ne nous laisse pas d’autre choix que de régler le problème des retraites, et ce, d’autant plus que le poids de notre protection sociale pèse majoritairement sur le travail, ce qui a des conséquences violentes pour l’économie française.

Édouard Philippe regarde encore plus loin et évoque la question de la dépendance qui va aussi se poser. On n’arrivera pas à la régler non plus si on ne traite pas le problème des retraites avant. En réalité, on ne pourra trancher la question des retraites qu’avec un vrai débat politique, celui qu’on aura au moment de la présidentielle.

 

Sur la dissolution :

Édouard Philippe a vu deux dissolutions à froid dans sa vie, celle de 1997 et celle de 2024. Elles ont toutes les deux été de mauvaises idées. À court terme, il ne faut pas tout faire pour avancer la date de la présidentielle, mais plutôt stabiliser le pays et le préparer à un débat public qui permette de trancher les grandes questions, dont la plus importante : comment redonner à notre pays les moyens de sa puissance ? Aujourd’hui, être faible dans un monde dangereux, c’est s’exposer à de graves déconvenues. Donc, il vaut mieux être fort et prospère, il faut remettre à plat l’Éducation, la Justice… C’est ce qu’Édouard Philippe proposera le moment venu.

 

Sur la colère évoquée dans son livre :

La colère d’Édouard Philippe est une colère froide, qu’il contient. C’est une frustration face à ce qu’on n’arrive pas à faire et un agacement face à ce qu’on ne veut pas voir. La démocratie, ce n’est pas raconter des histoires aux Français pour les décevoir ensuite. Édouard Philippe accepte de dire des choses impopulaires dès lors qu’il croit qu’elles sont vraies. Si on est démocrate, on prend les Français au sérieux.

 

Sur le travail :

Selon Édouard Philippe, les 35 heures étaient une très mauvaise idée. Mais, réintroduire les 39 heures, n’apparaît pas forcément comme une très bonne idée non plus. Ce qui est vrai en tout cas, c’est qu’il va falloir travailler plus longtemps, dans la semaine, dans l’année, dans la vie. Ensuite, dès lors qu’on leur a dit qu’il fallait travailler plus, il faut laisser aux Français la liberté de s’organiser. Il peut y avoir des accords dans les entreprises, des âges de la vie auxquels on souhaite travailler davantage… Dans tous les pays d’Europe attachés à la solidarité et au modèle social, on a fait ce choix pour être plus prospère et plus puissant.

 

Sur son action à Matignon :

Édouard Philippe a été Premier ministre pendant trois ans et il a fait beaucoup de choses qui ont amélioré la situation du pays : la politique de l’offre, la baisse du chômage, la réduction du déficit, l’apprentissage, l’augmentation considérable des dépenses de défense… Beaucoup a été fait, mais il y a encore énormément à faire si on veut rendre la France plus prospère et plus puissante.

 

Sur la place de la France dans le monde :

Pour Édouard Philippe, la France a encore de l’influence. Elle reste une puissance nucléaire qui est, à certains égards, prospère. Mais, la façon dont elle se représente le monde est dépassée. L’exemple de l’amitié franco-allemande est révélateur selon Edouard Philippe. Depuis plusieurs dizaines d’années, on se réjouit de l’amitié franco-allemande, mais assiste-t-on à une réelle convergence de vue et d’objectifs entre les deux pays ? Nous sommes concurrents dans des domaines dans lesquels nous étions complémentaires hier, comme l’aéronautique, nous avons des politiques énergétiques qui diffèrent… En réalité, cette alliance fondamentale est minée par deux visions du monde fondamentalement différentes et deux incapacités à se comprendre.

 

Sur l’exercice du pouvoir :

Dans les périodes d’affaissement, il faut, selon Édouard Philippe, une vision claire et une capacité à mettre en œuvre ce qu’on a expliqué aux Français. Il y a quelque chose de semblable à la fin des années 1950 aujourd’hui en France : un modèle institutionnel dont beaucoup de personnes qui le servent s’affranchissent, une situation d’affaissement perçue par tous… En 1957-1958, dans des circonstances différentes, certes, on est sorti de cette situation grâce à un homme qui a proposé une vision aux Français et a ensuite fait le choix d’une action rapide, claire et résolue. Ce n’est pas en diluant le pouvoir qu’on agit efficacement.

 

Sur Marine Le Pen et la proposition de loi qui vise à rendre l’exécution provisoire inapplicable aux peines d’inéligibilité :

Édouard Philippe préfère battre Marine Le Pen dans les urnes, plutôt que de ne pas pouvoir la battre à cause d’une décision de justice. En revanche, il regarde d’un très mauvais œil l’adoption de lois de circonstance en plein milieu d’une procédure judiciaire. Il s’amuse par ailleurs à constater qu’il fut une époque où le Rassemblement national aurait fustigé toutes celles et tous ceux qui auraient pu proposer une proposition de loi telle que celle sur l’exécution provisoire du groupe parlementaire d’Éric Ciotti.

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